2021 sera l’année où l’on va remettre en question certains paradigmes. 

En effet, avec la croissance du e-commerce qui représente depuis quelques mois le principal moyen d’acheter, il est normal de se poser des questions quant à son impact écologique. Alors que les activités e-commerce sont en plein boom, les informations concernant leur impact environnemental restent rares et il apparaît difficile de mesurer concrètement les répercussions. 

Plusieurs études, rapports et articles de blogs traitent ce sujet mais tous donnent des conclusions différentes. Le spectre des réponses est donc très large. 

Achats en ligne : un impact écologique plus faible que les boutiques physiques ? 

Pendant longtemps le e-commerce a été considéré comme une alternative plus écologique que le commerce physique. Selon une étude réalisée par Oliver Wyman, commandée par Amazon et publiée en mars 2021, les achats en ligne restent une bonne alternative au commerce traditionnel pour 4 raisons principales : 

  • Les déplacements en voiture sont réduits et génèrent moins de CO2. 
  • Les locaux commerciaux consomment énormément d’énergie.
  • Le commerce physique crée plus de trafic dans les grosses villes.
  • L’artificialisation des sols est moindre pour le e-commerce.

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Cependant, selon un rapport gouvernemental publié en marsplusieurs comportements d’achat sont de nature à dégrader le bilan environnemental du e-commerce :

Ce dernier point nous paraît contestable. En effet, il semble que la tendance soit plutôt à un rapprochement des entrepôts plus près des villes afin de créer des surfaces de stockage plus proches des acheteurs. 

On constate que ces deux études, commandées par Amazon via un cabinet indépendant d’un côté et par le gouvernement de l’autre, présentent des résultats diamétralement opposés… On peut donc légitimement remettre en question l’objectivité de ces analyses en fonction des intérêts de chacun. 

Dans ce flux d’informations contradictoires, il est donc difficile d’établir le véritable impact du e-commerce sur l’environnement. Une solution serait de pouvoir se fier à un tiers de confiance, impartial et objectif, chargé de rédiger des rapports qui reflètent la réalité de cette activité. 

Écoute client & transparence

Dans ce contexte d’incertitude, il est possible de commencer à faire bouger les choses à petite échelle. En attendant qu’un organisme indépendant voit le jour, il est déjà envisageable de réfléchir aux types de livraisons que l’on souhaite offrir à ses clients afin d’optimiser leur empreinte carbone. 

Une meilleure livraison passe certainement par la précision de l’horaire et la multiplication d’options possibles pour récupérer son colis afin d’éviter les renouvellements en cas d’absence du destinataire. Plusieurs alternatives existent : créneaux horaires précis, livraison sur un jour fixe pour regrouper les différents colis d’une même commande…

Être à l’écoute de ses clients est également primordial afin de savoir ce qui les intéresse vraiment. Être transparent et expliquer ce qu’implique un certain type de livraison permet de responsabiliser le consommateur. S’il est au courant qu’une livraison express à son domicile par un véhicule thermique est plus polluante qu’une livraison plus longue, il serait peut-être enclin à attendre et prendrait davantage conscience de son propre impact.